Bronx Warriors 2

Bronx Warriors 2

TITRE ORIGINAL
Fuga dal Bronx
GENRE
simili post-apocalyptique encore plus !!!!!!! que le premier
DURÉE
89 min
ANNÉE
1983
RÉALISATEUR
Enzo G. Castellari
PAYS
Italie
COTE
- 7,5 traditionnel

SYNOPSIS
Ça y est, le Bronx est rendu tellement dangereux et pourri que l’endroit est déclaré zone insalubre.  Les autorités se donnent, du même coup, le droit d’envoyer des gars avec des lance-flammes « épurer » le pire quartier au monde.  Heureusement pour nous, les gens intelligents et raisonnés, Mark Gregory, alias Marco DiGregorio, revient flanquer une taloche à tous ceux qui ne respectent pas son Bronx à lui.

4 :30 Hélicoptère qui explose.  Ah oui!? Demande t-il surpris?  Oui.  Réponds-je, il explose.
1 :26 :00 Fin abrupte sur fond bleu.

"The year is 2000.  Two savage armies battle for supremacy over a shattered wasteland."

Lien imdb.com
Les leçons de Bronx Warriors 2

Extrait 1 (23.6 Mo)

Extrait 1 (Youtube)

Extrait 2 (18.4 Mo)

Extrait 2 (Youtube)

TEXTE DE PRÉSENTATION
Premier bloc : le film, le contexte de la diégèse, les vecteurs de sens et d’action.

Il faut évacuer le Bronx…C’est quoi le Bronx?

Créé en 1898, en même temps que la ville de New-York comme on la connaît aujourd’hui, le Bronx est le troisième plus populeux de tous les contés des Etats-Unis.  Le Bronx marque la limite nordique de la ville de New-York et fût le quartier qui accueillit la grosse majorité des immigrants par bâteau durant le siècle passé.  Pour appuyer des stéréotypes négatifs, cette partie de l’Amérique du Nord est la plus pauvre et, on l’aura déduit, parmis les plus bronzée. 
Dans le monde de Enzo Castellari, un monde ou tout évolue au ralentit à un moment donné, le Bronx est un endroit insalubre ou la loi de la jungle a reprit le dessus depuis le début du premier Bronx Warriors.  Le Bronx, c’est le mal…

Le Bronx, on le rappelle, est séparé par une rue de ManHattan, endroit bin correct, et par un pont de 500 mètres…euh, de 1500 pieds, de Brooklyn.  Sans parler de la banlieue qui s’étend tout au nord.  Néanmoins, c’est le Bronx lui-même et uniquement qu’il faut épurer.  C’est la limite géographique de la décadence.  Dans Bronx Warriors 2, Trash demeure le héros.  Au tout début du 2, on le retrouve, après s’être fait flinguer toute son équipe et trouvé un T-shirt de dur de dur, sous un pont à …disons… folâtrer.
Attaqué dans son bain de Soleil par un hélicoptère épurateur, Trash sort son lance pious et transformera l’hélicoptère prédateur en un stock footage de proie.  Ce qui ensuite provoquera une explosion de joie dans le BrouHaha à a peine 4 minutes du début.  Ce geste a pour effet de démarrer une chaîne d’escalade de la violence: les méchants vengent la perte de leur hélicoptère en tuant les parents de Trash, Trash se venge en tuant tous les gars de l’équipe d’épuration, les méchants se vengent en le mettant en haut de leur liste de vermine à épurer, Trash trouve du monde pour kidnapper le boss des méchants… 

Deuxième bloc : concentrons nous sur le psychopathe de 8 ans après un bref passage pars de chez le mégalomane boss des méchants

Le méchant veut donc refaire la ville à son image, mégalo et moderne.  Ça on l’a vu les autres fois que l’on a étudié ce long métrage.  C’est une histoire classique qui se résoudra d’anti-classique façon.

Pour cette troisième écoute à l’émission, deuxième en projection et première au BrouHaha, je vais plutôt prioriser un des personnages du film voté ce soir,  Bronx Warriors 2, douteux avant la lettre, qui incarne bien un archétype qui revient souvent au cinéma italien : le jeune surdoué.  Comme dans Les Exterminateurs de l’an 3000, comme dans les Nouveaux Barbares, comme dans Jours d’Enfer, Bronx Warriors 2 a son lutin psychopathe à la morale sanglante; aux meurtres innocents.  Ici, c’est Junior, le fils de Spike.  Junior est un bambin rieur qui trouve son bonheur dans le posage de bombe et la contemplation de son père qui se branle et qui hais les gens.  Il n’a aucun ami, débute ses interactions sociales avec des inconnus en les insultants et en les menaçants.  Il sera directement responsable, du moins dans le film de ce soir, de la mort de plus de 12 potentiels pères de famille. 
Plutôt singulier comme surdoué…on récapitule : son passe temps c’est de poser des bombes, il n’a aucun ami, obéit au doigt et à l’œil à un associal dépravé.  Ce même dépravé qu’il considère comme modèle et héros.  En plus, il n’a aucun contacts intimes avec aucunes, personnes…Quel sera son développement sexuel?  Quel rapport a t-il avec la mort?  À quelle place croit il avoir droit dans le monde?  Comment ce gars peut-il être heureux à moyen ou, plus important, à long terme?
Bronx Warriors 2 ça ne répond à aucune de ces questions…Le fait demeure que Enzo G. Castellari aime les enfants et réussit à les transformer en agents de vengeance purs et droits qui tuent dans le dos des gars qui ont plus d’amis qu’eux…
Peut-être que c’est parce que dans le futur post-apocalyptique, les femmes fertiles sont rares; pas beaucoup de natalité.  Les enfants doivent être des durs, devenir rapidement des adultes prisonniers d’enveloppes jeunes pour assurer la survie de la race et maximiser l’utilisation de l’eau pure par la survie du plus fort uniquement.
Peut-être aussi est-ce parce que c’est douteux…?

Quoi qu’il en soit, Bronx Warriors 2 est pour moi l’équivalent long métrage douteux d’un Brian Skrudland au sommet de sa forme, fiable et régulier.